Monsieur Marulanda,
Ce message n'est pas politique. La Fédération Internationale des Comités
Ingrid Betancourt n'a jamais soutenu, ni la cause des FARC, ni la
politique du gouvernement colombien.
Notre action est purement humanitaire. Depuis le 23 Février 2002, elle
est restée constante : nous réclamons de toutes les parties en conflit
qu'elles trouvent une solution négociée au problème des prisonniers de
guerre et des otages civils en Colombie.
Sans nous immiscer dans les causes de ce conflit, nous nous trouvons
aujourd'hui devant l'évidence que les conditions dans lesquelles sont
détenus certains otages - et en particulier Ingrid Betancourt - sont
particulièrement et monstrueusement inhumaines.
Ingrid est gravement malade. Elle subit de la part de certains autres
détenus et de la part des guerilleros qui la gardent des sévices
barbares que rien ne peut justifier. Sa vie est en danger ! La
responsabilité totale de ces actes est directement imputable aux combattants
des FARCS.
Ce qui peut lui arriver dans les semaines qui viennent sera de votre
responsabilité directe.
Monsieur Marulanda, pour raisons sanitaires et humanitaires, nous
exigeons aujourd'hui la libération immédiate d'Ingrid Betancourt. Sa
disparition représenterait pour nous un crime de guerre dont vous seriez
personnellement responsable.
Sa libération immédiate et unilatérale sera de votre part un acte
simplement humain auquel le président Uribe, s'il veut rester crédible
aux yeux de l'opinion publique internationale, ne pourra rester
insensible.
Nous nous engageons, dès qu'Ingrid sera libérée, de concentrer tous nos
efforts pour appuyer le président Chavez et le président Sarkozy dans
les efforts qu'ils vont déployer pour que que des négociations directes
soient organisées entre les FARC et le gouvernement, dans une zone
préalablement démilitarisée et sécurisée par la communauté
internationale, pour y assurer la sécurité des négociateurs et de la
population locale.
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Señor Marulanda :
Éste no es un mensaje político. La Federación Internacional de Comités
Ingrid Betancourt no ha apoyado nunca la causa de las FARC ni la
política del gobierno colombiano.
Nuestra acción es puramente humanitaria. Ha sido una constante, desde el
23 de febrero de 2.002 hasta hoy: reclamamos de cada una de las partes
del conflicto que encuentren una solución negociada al problema de los
prisioneros de guerra y de los rehenes civiles en Colombia.
Sin inmiscuirnos en las causas del conflicto, nos encontramos ante la
evidencia de que las condiciones de detención de ciertos rehenes
especialmente las de Ingrid Betancourt – son particular y
monstruosamente inhumanas.
Ingrid está gravemente enferma. Sin que nada pueda justificarlo, ella
soporta sevicias bárbaras de parte de otros retenidos y de de los
guerrilleros que la custodian. ¡Su vida está en peligro! La
responsabilidad total de estos actos es imputable directamente a los
combatientes de las FARC.
Por lo que pueda ocurrirle a Ingrid en las semanas venideras tendrán la
responsabilidad directa.
Señor Marulanda, por razones sanitarias y humanitarias, le exigimos hoy
la liberación inmediata de Ingrid Betancourt. Su desaparición
representaría para nosotros un crimen de guerra del que usted sería
personalmente responsable.
Esta liberación inmediata y unilateral será un acto simplemente humano
de parte suya ante el cual el presidente Uribe no podrá permanecer
insensible, si quiere seguir siendo digno de crédito ante la mirada de
la opinión pública mundial.
Nosotros nos comprometemos, desde el momento mismo en que Ingrid sea
liberada, a concentrar todos nuestros esfuerzos para apoyar al
presidente Chávez, al presidente Sarkozy en los esfuerzos que
emprenderán para que se organicen negociaciones directas entre las FARC
y el gobierno, en una zona de antemano desmilitarizada y asegurada por
la comunidad internacional, para asegurar la protección de los
negociadores y de la población local.
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